Voici certaines définitions concernant de près ou de loin notre cher Préservatif...

 

.C.

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Capote, (Truman).

1924-1984, Romancier américain.

Truman Capote à l'age de 34 ans
Le romancier américain Truman Capote (1924-1984),
dans son appartement de Brooklyn, en 1958.
Photo: Hulton Getty.

Né à La Nouvelle-Orléans, Truman Capote passe son enfance sur la plantation d'une de ses tantes qui l'élève, après le divorce de ses parents. Il fait ses études en Louisiane et dans l'Alabama, tout en exerçant de nombreux métiers pour gagner sa vie. Il voyage ensuite à travers les États-Unis. Son pre­mier roman, Les Domaines hantés (Other Voices, Other Rooms, 1948), fait sensation. Bien que Capote ne se considère pas lui-même comme un écrivain sudiste, il reste fidèle au roman gothique, genre traditionnel du Sud. Dans une atmosphère mystérieuse et trouble où rêve et réalité se confon­dent et deviennent cauchemardesques, Joel Knox parcourt à la recherche de son père un itinéraire qui le mène de l'enfance à la maturité, de la maison paternelle à un mystérieux hôtel, où il aura avec son cousin Randolf la révélation de son homo­sexualité. Avec La Harpe d'herbe (The Grass Haip, 1951), dont une pièce de théâtre est tirée en 1952, puis avec Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany's, 1958), son meilleur livre peut-être, Capote s' éloigne de plus en plus de la » couleur locale » du Sud et révèle dans l'observation du demi-monde new-yorkais sa vivacité, son style et son sens de l'humour. Le ton, élégant et frivole, laisse deviner derrière la fantaisie et le charme une sorte de gra­vité désinvolte et moderne.

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Capote publie en outre des nouvelles « surréalisantes », Un arbre de nuit (A Tree of'Niqht, 1949), et se lance dans le reportage. Il suit la troupe noire de l'opéra Porgy and Bess lors de sa tournée en Union soviétique et en tire Les muses parlent (The Muses Are Heard, 1956), que publie d'abord le New Yorker. On peut citer également Local Color (1950), un recueil de photographies et d'essais, et Observations, en collaboration avec le photographe Richard Avedon.

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Mais Truman Capote conna ît la pleine célébrité avec De sang-froid (In Cold Blood, 1966). Après six ans d'enquête personnelle, il établit, depuis leur enfance, de façon extrêmement détaillée l'histoire de deux jeunes meurtriers; il raconte leur crime, l'assassinat d'une famille de fermiers dans le Kansas, et les suit jusqu'à leur jugement et leur condamnation. Autorisé à les interviewer en prison, il a même tenu à assister à leur exécution, avant d'en faire le récit. Si le non-roman (non-fiction novel), genre que Capote se targue d'avoir invente, est captivant, si la rigueur de la documentation et la virtuosité du style suscitent indéniablement un nou­veau type d'écriture, la démarche de l'auteur a pu toutefois inspirer une certaine réserve. Le goût du détail, l'hyperréalisme du récit ne trahissent-ils pas aussi une attirance certaine pour le morbide? Truman Capote a également écrit une comédie musicale et plusieurs scénarios de films.

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Après un long passage à vide, Capote revient à la fiction avec une série de récits. Music for Chame­leons (Musique pour caméléons, 1979), où miroitent ses différents styles. Il meurt avant d'avoir pu achever le livre auquel il travaillait, Answered Prayers.

Auteur: Marc BLOCH,

Source: Encyclopedie Thématique Universalis.

 

.M.

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Maladie.

1150, nom féminin, vient de malade.

1. Altération organique ou fonctionnelle considérée dans son évolution, et comme une entité définissable.

Mots en relation: indisposition, malaise.

Maladie grave, incurable, inguérissable, mortelle.

- Mal, syndrome;

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2. La maladie: l'état des organismes malades; l'ensemble des troubles pathologiques.

...

Source: Le Petit Robert

Maladies sexuellement transmissibles.

1150, nom féminin, vient de malade.

Définition: Maladies dues à un contact sexuel (maladies à transmission sexuelle).

Synonymes: Infections sexuellement transmissibles (I.S.T.), Maladies sexuellement transmises (M.S.T.), Maladies vénériennes.

Voir aussi: maladies sexuellement transmissibles bactériennes; maladies sexuellement transmissibles virales.

 

1. Définition de l'OMS:

L'Organisation Mondiale de la Santé recommande de remplacer l'expression maladies sexuellement transmissibles (MST) par celle d'infections sexuellement transmissibles (IST). L'expression infections sexuellement transmissibles a été adoptée en 1999, car elle tient mieux compte des infections asymptomatiques.

En outre, l'expression est maintenant utilisée par de très nombreuses sociétés et publications scientifiques. Les infections des voies génitales recouvrent trois grands groupes de pathologies, en particulier chez la femme, et parfois chez l'homme: les infections endogènes des voies génitales de la femme (candidose et vaginose bactérienne par exemple), les infections iatrogènes qui peuvent être contractées lors de gestes médicaux et de pratiques personnelles ou culturelles non stériles, et les IST classiques.

Les infections endogènes n'étant pas transmises sexuellement, les mesures d'ordre clinique et de santé publique recommandées pour les IST peuvent ne pas s'appliquer. Dans l'état actuel des connaissances sur les infections non transmises sexuellement, le traitement des partenaires n'est pas systématiquement recommandé en pratiques de santé publique. Le réconfort et l'information du patient ont un rôle capital compte tenu de la nature de ces infections endogènes.

Source: Guide pour la prise en charge des infections sexuellement transmissibles.
OMS. 2005

2. Qu'est-ce qu'une maladie sexuellement transmissible (en plus clair...)?

Une maladie sexuellement transmissible est une maladie infectieuse susceptible de se transmettre lors de rapports sexuels (homosexuels ou hétérosexuels). La terminologie de "maladies sexuellement transmissibles" (MST) étant impropre, on préfère actuellement le terme "d'infections sexuellement transmissibles" (IST). En effet un certain nombre de ces infections ne sont pas, à proprement parler, des maladies. Vous rencontrerez donc, dans les médias, de plus en plus cette nouvelle abréviation IST à la place de MST. Les infections sexuellement transmissibles se définissent comme des infections pouvant se transmettre au cours des rapports sexuels. Il faut noter que certaines de ces infections ne sont pas exclusivement sexuellement transmissibles. Une mycose vaginale, le VIH (virus du Sida), le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C, par exemple, peuvent survenir chez une femme ou un homme qui n'ont jamais eu de rapports sexuels.

 

Il existe un grand nombre de MST et de IST, parmi lesquelles (avec les plus rares):

Les affections causées par des champignons (Candidose):Se traduisent souvent par des démangeaisons, des douleurs et un écoulement.Ces infections bénignes peuvent être transmises de l'homme à la femme et de la femme à l'homme, mais en général, la contamination de la femme n'est pas d'origine sexuelle et se fait à partir de l'intestin. Les candidoses se traitent facilement par des médicaments spécifiques appelés antifongiques.
Peuvent être guéries.La Balanite balanique:Inflammation (le plus souvent d'origine infectieuse), due à un manque d'hygiène, de la muqueuse du gland, de l'extrémité du pénis et du sillon situé entre le gland et le prépuce (peau recouvrant l'extrémité du gland). Le terme de balanite est généralement associé avec celui de balanoposthite définissant une inflammation du prépuce (posthite) qui s'observe chez les sujets non circoncis (pas d'intervention chirurgicale consistant à exciser la peau du prépuce). Les balanites infectieuses sont contagieuses lors des rapports sexuels.Les candidosesCe sont des maladies causées par une levure (un champignon) du genre Candida albicans. Ce champignon vit le plus souvent en saprophyte dans le tube digestif sans provoquer de maladie, mais il peut devenir agressif dans certaines occasions: en cas de traitement antibiotique, de prise d'un contraceptif oral (pilule), lors de certaines maladies telles que le diabète, ou au cours d'une grossesse. Cette maladie sans gravité est surtout désagréable, car elle entraîne une gêne psychologique et sexuelle. Sa transmission est uniquement sexuelle chez l'homme, alors que chez la femme elle peut se faire par simple contact avec des linges souillés ou par autocontamination (Candida albicans est retrouvé au niveau des selles). La durée d'incubation varie de 1 jour à 1 mois environ. La maladie se caractérise par des pertes blanchâtres, des sensations de brûlure et des démangeaisons au niveau de la vulve. Les brûlures, quand elles existent, surviennent au niveau du gland. Le traitement – ovules ou application de crème – est souvent rapide et efficace; cependant, les mesures d'hygiène sont capitales pour éviter les récidives. Les pantalons serrés sont déconseillés, car ils favorisent la macération; les sous-vêtements en coton, que l'on fait bouillir pour détruire les spores du champignon, et la toilette locale avec un savon à pH alcalin sont vivement conseillés.Le chancre blennorragique:La blennorragie est une maladie vénérienne due à une infection par le gonocoque se caractérisant par une inflammation des organes génitaux et un écoulement de pus.Le chancre donovanien:est le résultat de la donovanose appelée également granulomatose vénérienne tropicale. Il s' agit d'une maladie sexuellement transmissible due à l'infection par un bacille appartenant aux klebsielles, calymmatobacterium granulomatis. Le chancre donovanien ressemble à de petits grains (nodules) apparaissant généralement sur les parties génitales. Ce chancre a une propension à se creuser. Le traitement nécessite des antibiotiques adaptés.Le chancre mixte:Il est le résultat d'une infection par le chancre mou et la syphilis qui apparaît trois semaines plus tard. Cette variété de chancre se caractérise par l'apparition d'une petite surface de coloration rougeâtre et douloureuse qui a tendance à s'ulcérer et à se border d'un liseré de coloration jaune et rouge. Le chancre mixte se maintient durant une longue période et se modifie au bout de trois semaines environ.Le chancre syphilitique ou chancre induré:Il est dû à une infestation par Treponema pallidum. Il apparaît lors de la première phase de la syphilis et se localise sur le pénis, la vulve où l'anus et plus rarement dans le rectum, la bouche le mamelon ou les doigts. Il se caractérise essentiellement par une érosion de coloration rose qui évolue vers une vraie ulcération, une perte d'élasticité des tissus. Ce chancre est indolore à la palpation et s'accompagne d'une inflammation des ganglions au voisinage de la zone concernée. Le chancre syphilitique ou chancre induré disparaît en quelques semaines et est très sensible à la pénicilline.La chancrelle:Appelée également chancroïde, chancre mou ou simple, est une maladie spécifique locale, due au bacille de Ducrey (hemophilus ducreyi). Elle consiste en un ulcère spécial sécrétant du pus qui est inoculable (contagieux, qui peut être transmis) : celui-ci se caractérise par des bords taillés à pic, dont le fond est suppurant, et s'accompagne d'une adénopathie (ganglions malades) de nature inflammatoire.la chlamydiose:Infection bactérienne pouvant présenter les mêmes symptômes que la gonorrhée/ blennorragie. La plus grave des conséquences : stérilité. Signes très souvent peu visibles qui peuvent parfois disparaître spontanément, sans pour autant que l'infection soit guérie (reste transmissible et peut avoir des conséquences à long terme).
Peut être guérie.la condylomatose:La condylomatose, ou verrue vénérienne, est due à un virus, Papilloma virus, dont il existe plusieurs formes cliniques: certaines donnent des verrues irrégulières, nommées «crêtes-de-coq», qui siègent sur la verge ou sur le gland, sur la vulve ou sur le col de l'utérus. Ces condylomes, très plats, peuvent passer facilement inaperçus. Cette maladie se transmet exclusivement par voie sexuelle, et sa durée d'incubation est comprise entre 1 et 10 mois. Les premiers signes cliniques se traduisent par des petites excroissances à surface irrégulière, situées sur les organes sexuels. Chez la femme, le frottis vaginal systématique permet de découvrir les cellules condylomateuses et d'envisager le traitement. Les excroissances sont alors supprimées par électrocoagulation ou traitement au laser, mais la guérison définitive est rare, et la recontamination toujours possible. La surveillance doit donc être très stricte, surtout chez la femme, car les condylomes peuvent évoluer vers un cancer du col de l'utérus.Cytomégalovirus (infection à):Synonymes: maladie à inclusions cytomégaliques, infection à CMV.
Virus de grande taille (environ 80 à 100 nanomètres), appartenant à une famille comprenant (entre autres) herpès simplex virus HSV ou herpès virus hominis (HVH), cytomégales virus (CMV), virus varicelle zona (VSV), virus Epstein-Barr (EBV).
Le terme de cytomégalovirus est dû à l’apparition dans l’organisme de cellules de grande taille caractéristiques, après une infection par cette variété de virus. Cette famille de virus se caractérise par le fait qu’ils peuvent persister longtemps à l’état latent dans les ganglions nerveux, tout particulièrement pour herpès simplex virus, varicelle-zona et le virus de l’exanthème subit ou sixième maladie.
Les cytomégalovirus résident dans les glandes salivaires ainsi que dans les lymphocytes B. (variété de globules blancs) pour le virus Epstein-Barr.
L’infection par cytomégalovirus est répandue dans le monde entier. Ce virus peut être mis en évidence dans le sperme, l’urine, la salive, les fèces, les sécrétions situées au niveau du col de l’utérus (surtout pendant la grossesse) et dans le lait maternel.
La transmission du cytomégalovirus se fait entre autres par l’intermédiaire d’une transfusion sanguine massive, d’une transplantations d’organes, par un rapport sexuel (notamment homosexuel).La Gale:On distingue la gale humaine et la gale animale ou végétale dont les symptômes ne sont pas identiques. La transmission de la gale se fait essentiellement par l'intermédiaire des femelles qui ont été fertilisées et ont pondu sur une personne qui passe les œufs à une autre. La transmission de la gale peut également se faire par l'intermédiaire des vêtements ou d'une literie contaminée. C'est donc essentiellement la promiscuité sexuelle, l'entassement et le manque d'hygiène qui favorisent la dissémination de la gale.La gonococcie génitale ou "chaude pisse":Infection bactérienne qui peut notamment provoquer des inflammations de l'urètre associées parfois à un écoulement et à des douleurs. Les plus graves des conséquences : inflammation de la cavité abdominale pouvant être mortelle (femme), stérilité (femme et homme), cécité du nouveau-né. Peut passer inaperçu pendant longtemps surtout chez la femme (asymptomatique).
Peut être guérie.L'herpès génital:Infection virale se manifestant notamment par des vésicules provoquant brûlures et démangeaisons surtout sur les organes génitaux et près des lèvres. La plus grave des conséquences possibles : transmission du virus au nouveau-né lors de l'accouchement avec des séquelles parfois importantes.
Ne peut être guéri mais il est possible de soulager les symptômes et de réduire l'ampleur et la durée des phases aiguës.La maladie de Nicolas et Favre (Lymphogranulomatose Inguinale) :maladie sexuellement transmissible due à un Chlamydia et se caractérisant chez l'homme par une inflammation des ganglions (qui augmentent de volume) et qui s'accompagne de pus (fistules : communications multiples) et chez la femme spécifiquement par une inflammation de la vulve et quelquefois du rectum.Les morpions (et oui !), ou plutôt la pédiculose inguinale:La pédiculose inguinale est due à Phtirius inguinalis. On l'appelle également phtiriase ou encore pou du pubis (morpion). Elle est plus fréquente chez les sujets jeunes qui se contaminent généralement au cours des rapports sexuels. Sa localisation se fait tout d'abord aux poils du pubis puis s'étend progressivement aux poils des aisselles et quelquefois à ceux de la barbe.
L'absence de traitement favorise cet envahissement.
La pédiculose inguinale, est également favorisée par un manque d'hygiène.Mycoplasma hominis et ureaplasma urealyticum (Variétés de mycoplasmes):Elles sont impliqués dans les infections qui touchent principalement l’appareil génital et l’appareil urinaire. Certaines espèces sont habituellement et normalement présentes dans le pharynx et sur les muqueuses (cellules recouvrant l’intérieur des organes creux en contact avec l’air) de l’appareil génital.La salpingite:Inflammation aiguë ou chronique d’une des trompes utérines (ou trompes de Fallope), due le plus souvent à une métrite (inflammation de l’utérus).
Le terme de salpingite désigne également l’inflammation de la trompe d’Eustache (conduit cartilagineux et osseux allant de la cavité située derrière le tympan jusqu’au pharynx et plus précisément la partie du pharynx correspondant aux fosses nasales). La trompe de Fallope est le conduit musculaire et membraneux qui prolonge l’utérus latéralement de chaque côté. La trompe de Fallope coiffe l’ovaire avec ses franges. On compte actuellement en France 100 000 cas de salpingite dont un tiers chez les adolescentes. Les femmes les plus touchées sont celles qui ont entre 15 et 24 ans ainsi que celles qui ont une contraception avec un stérilet.La syphilis:Infection bactérienne qui, au début, se manifeste par des chancres (abcès) puis, après leur disparition, par des éruptions cutanées sur le torse ainsi qu'aux mains et aux pieds.
Conséquence à long terme: lésions de l'aorte et du système nerveux - mort.
Les inflammations/chancres du début peuvent être indolores et se résorber spontanément, sans pour autant que l'infection soit guérie (reste transmissible et peut avoir des conséquences à long terme).
La syphilis peut-être guérie si elle est décelée à temps. la trichomonase:Infection causée par un organisme unicellulaire pouvant se traduire par des démangeaisons, des brûlures en urinant et un écoulement.
Passe souvent inaperçue (asymptomatique)
Peut-être guérie.La vaginite à trichomonas:Cette maladie, qui constitue environ 10 % des infections vaginales, est transmise sexuellement (M.S.T.) et déclenchée par un organisme parasite : le Trichomonas. Ce germe, dont la transmission se fait par relations sexuelles, peut également élire domicile sur les serviettes sanitaires, sur les sièges de toilette ou encore dans les maillots de bain humides. Les symptômes de la vaginite trichomonas sont: des pertes vaginales jaunâtres malodorantes, des démangeaisons, des sensations de brûlure, une irritation de la vulve, des mictions douloureuses (douleur quand on urine).L'Ulcus vulve simplex chronicum de Clément Simon:Correspond à une ulcération qui s'étale sur une longue période et dont les caractéristiques majeures sont l'absence de douleurs, la difficulté à cicatriser (ulcère torpide) et son siège : la fourchette de la vulve. D'autre part cette affection qui s'observe essentiellement chez les prostituées âgées ne s'accompagne pas d'autres infections telles que la syphilis, la maladie de Nicolas Favre, la chancrelle, une mycose, la tuberculose, le cancer.Ureaplasma urealyticum (infection vaginale à) :Synonyme: urétrite non gonococcique, UNG.
La vaginose est une infection qui représente environ 50 à 60 % de toutes les infections de la vulve et du vagin. Les germes les plus souvent rencontrés sont Gardelerella vaginalis, Gardelerella mobiluncus, chlamydia phacomatosis, mycoplasma hominis, Peptostreptococcus species, ureaplasma urealyticum (pour ceux qui lisent, ouf!). Il existe une rupture de l'équilibre naturel du vagin pouvant être secondaire (mais ce n'est pas sûr) à un changement de partenaire, à des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, ainsi qu'au port d'un dispositif intra-utérin (stérilet). En réalité, aucun germe transmis par voie sexuelle n'a été clairement mis en cause dans cette infection.
L'absence de bacille Döderlein favorise les infections vaginales secondaires par les germes précédemment cités (utilisation de spermicide nonoxynol-9 intravaginal).Les verrues (ou condylomes):Verrues provoquées par des virus (papillomavirus) apparaissant avant tout sur les organes génitaux et à l'anus. La plus grave des conséquences : cancer du col de l'utérus (femme).
Ne sont parfois décelées chez une femme que lors d'un examen médical.
Peuvent être traitées.

 

Des virus comme ceux des hépatites, du sida (VIH), le HPV se transmettent aussi par voie sexuelle:

Hépatite B:Infection virale qui aboutit souvent à une inflammation du foie. Parmi les conséquences possibles, les plus graves sont la cirrhose, le cancer du foie, la mort. L'infection n'est souvent pas remarqué à ses débuts (asymptomatique).
Il existe un vaccin contre l'hépatite B; les chances de succès du traitement de l'infection sont limitées.Hépatite C:Se transmet essentiellement par voie sanguine. Il existe toutefois un risque de contamination par voie sexuelle (estimé à moins de 5%) en cas de règles et de lésions génitales. Son virus, tout comme celui de l'hépatite B, reste plus actif à l'air libre que le VIH, ce qui signifie que le partage de matériel (seringues, piercings, rasoirs, etc...) ayant été en contact avec du sang infecté peut être à l'origine d'une contamination. Le SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise) est la conséquence grave et tardive de l'infection par le VIH (Virus de l'Immuno-Déficience Humaine). Celui-ci détruit la capacité de l'organisme à lutter contre les infections. Aujourd'hui encore, il n'existe aucun traitement pour guérir cette maladie
ou s'en prémunir. Les traitements actuels, qui sont très contraignants, ne font que ralentir l'évolution de la maladie.Hépatite D:Cette hépatite ne se développe qu’en présence du virus de l’hépatite B. soit concomitamment, soit d’abord l’hépatite B. suivi de l’hépatite D. c’est-à-dire par surinfection. La transmission se fait de la même manière que le virus B. (toxicomanie, homosexualité, hémophilie, Immuno dépression). La surinfection par le virus D provoque une hépatite parfois fulminante.Le HPV (virus du papillome humain):Le papillomavirus infecte souvent lors des rapports sexuels. Les défenses immunitaires des patientes permettent une régression de cette affection qui le plus souvent est asymptomatiquesc'est-à-dire n'occasionne aucun symptôme chez la femme. Néanmoins chez certains d'entre elles la persistance de l'infection par papillomavirus est susceptible d'entraîner des lésions cancéreuses. Le test HPV met en évidence le virus mais aussi les sous-types de ce virus.
Une nouvelle technique américaine appelée hybrid capture 2 permet maintenant de détecter la présence de papillomavirus susceptible d'entraîner des lésions cancéreuses avant que les cellules du col se transforment et soient visibles au microscope. La conséquence peut être un cancer du col de l'utérus.Le cancer du col de l’utérus est un problème de santé reproductive féminine important, surtout dans les pays en développement, où se produisent plus de 80 pour cent des 231 000 décès annuels dus au cancer du col.VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine):Infection sexuellement transmissible incurable et mortelle. Dés le début des années 80, une nouvelle IST incurable et mortelle (l'infection à VIH/SIDA) a été identifiée, elle s'est rapidement disséminée à travers le monde entier jusqu'à 80% des cas d'infection à VIH/SIDA. Au sein de la cellule, le VIH s'attaque notamment au fonctionnement du système immunitaire en détruisant les lymphocytes CD4, qui participent au système de défense naturel de l'organisme.SIDA (Syndrome Immunodéficience Acquise):Le SIDA est dû à un rétrovirus à ARN qui se transmet par contacts sexuels, mais aussi par l'intermédiaire de produits de sang contaminé. Les groupes à risques sont des sujets homo ou hétérosexuels à partenaires multiples, les utilisateurs de drogues en IV, les hémophiles et les polytransfusés. Cliniquement, il s'agit d'un syndrome de carence immunitaire T majeure, exposant à des infections récidivantes et successives aux germes opportunistes (pneumopathie à pneumocystis carinii, tuberculose pulmonaire, toxoplasmose cérébrale....).

 

3. Comment les Maladies Sexuellemnt transmissibles se transmettent-elle?

Une ou plusieurs MST se transmettent lors de rapports sexuels sans préservatif avec une personne infectée (une rupture de préservatif peut également être une cause de transmission). Les agents infectieux se transmettent par le vagin, la bouche, l'anus, l'urêtre.

Les MST ne se transmettent pas par les gestes de la vie quotidienne (poignées de main, utilisation d'objets courants, etc...), ni par l'utilisation d'équipements publics (toilettes, piscine, etc...).

 

4. Est-ce fréquent d'avoir ces maladies?

La chlamydiose, l'hépatite B, l'herpès et la condylomatose sont fréquents chez les personnes ayant des pratiques sexuelles à risques.

 

5. Est-ce grave?

Les maladies sexuellement transmissibles peuvent avoir des conséquences graves, notamment la stérilité, surtout chez la femme.
Elles peuvent être à l'origine de grossesses extra-uterines, d'accouchements prématurés et d'infections transmises aux nouveau-nés, de cancers du col de l'utérus.

 

6. Comment éviter les Maladies Sexuellement transmissibles?

L'utilisation correcte du préservatif est un moyen simple et efficace d'éviter la contamination et l'infection par des agents infectieux responsables des MST.

 

7. Comment interrompre la chaine de transmission de la maladie?

En cas d'infection, prévenir le, la ou les partenaires pour qu'ils se fassent examiner et éventuellement traiter le plus tôt possible. La chaîne de la transmission est ainsi interrompue.

Suivre intégralement le traitement prescrit par le médecin.

En cas de rapports sexuels pendant le traitement, toujours utiliser le préservatif.

Une personne qui a été atteinte par une MST n'est cependant pas immunisée contre cette maladie.
On peut être atteint(e) plusieurs fois de suite par une même maladie sexuellement transmissible, surtout si son, sa ou ses partenaires n'ont pas été examinés ni traités.

 

8. Comment reconnaître la présence d'une une maladie sexuellement transmissible?

Différents symptômes sont la manifestation d'une contamination par une MST. Ces symptômes peuvent être discrets, mais il ne faut jamais les négliger.


Chez la femme :

  • des pertes vaginales blanches (leucorrhées)
  • des démangeaisons vulvo-vaginales ou urétrales
  • des sensations de brûlure lors des rapports sexuels
  • des boutons, des verrues, une plaie indolore ou de petites lésions douloureuses sur les organes génitaux, l'anus, la bouche
  • des douleurs au bas ventre
  • des saignements en dehors des règles

Chez l'homme :

  • des écoulements à l'extrêmité de la verge (urêtre)
  • des démangeaisons génitales
  • des sensations de brûlure en urinant
  • des boutons, des verrues, une plaie indolore ou de petites lésions douloureuses sur les organes génitaux, l'anus, la bouche
  • des douleurs aux testicules

 

9. Quand faut-il consulter un médecin?

Même si les symptômes que vous constatez ne sont pas toujours dus à une maladie sexuellement transmissible, il faut au moindre doute consulter rapidement un médecin et obtenir un diagnostic, sans tenter de se soigner soi-même (n'utiliser ni crème, ni pommade, ni antibiotiques sans prescription médicale préalable).

 

10. Où aller consulter?

Chez son médecin, dans un centre de dépistage spécialisé, dans un centre de planning familial.

 

11. Que va faire le médecin?

Le médecin est tenu au secret professionnel. Il écoute la description de vos symptômes, vous informe et s'efforce de vous aider.

Il procède à un examen génital et général.

Il demande souvent des examens de laboratoire (prélèvements au niveau de la lésion ou des sécrétions, prise de sang).
Il recommande et prescrit le traitement le plus adapté.

Sources: Gouvernement Français,
Vulgaris Medical,

Prévention Suisse,

le Petit Robert.

 

.P.

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Préservatif, préservative.

1314; 1539, nom masculin, vient de préserver.

1. Vieux mot ou sens, qui préserve des maladies.
Sens Figuré: "La liberté est le seul préservatif contre la disette", Turgot.

2. Capuchon en caoutchouc, en plastique très souple qui s'adapte au pénis, employé comme moyen de protection contre les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) ou comme contraceptif.

Mot en relation: condom

Mot familier: capote

L'usage des préservatifs. et par extension: Tout moyen anticonceptionnel.

Préservatif féminin: diaphragme.

 

Source: Le Petit Robert

3. Il convient d'ajouter que le préservatif est employé aussi comme moyen de protection contre les infections sexuellement transmissibles (I.S.T.).

 

Préserver.

XVème siècle, verbe transitif, vient du latin præservare.

1. Garantir, mettre à l'abri ou sauver (d'un danger, ou d'un mal).
Mot en relation: protéger

Préserver quelqu'un des dangers, des ennuis, du malheur, d'une maladie.

Mot en relation: épargner

"Ce moyen ne réussit qu'à les préserver d'une chute de cheval", Sand.

...

2. Contraire: contaminer.

Source: Le Petit Robert

 

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